La décision Sarkozy ..

4. Considérant qu’en vertu des dispositions combinées des articles L. 52-12 et L. 52-4 du code électoral, rendus applicables à l’élection présidentielle par le paragraphe II de l’article 3 de la loi du 6 novembre 1962, le compte de campagne retrace l’ensemble des dépenses engagées ou effectuées en vue de l’élection par le candidat ou pour son compte pendant l’année précédant le premier jour du mois de l’élection ; que la date à laquelle le candidat a déclaré sa candidature n’est pas de nature à priver de leur éventuel caractère électoral les dépenses intervenues antérieurement à cette déclaration ;

. En ce qui concerne les réunions tenues par M. Guaino :

5. Considérant que la commission a réintégré au compte de campagne le coût afférent à l’organisation de huit réunions publiques tenues par M. Henri Guaino entre le 22 octobre 2011 et le 10 février 2012, pour un montant de 17 752 euros ;

6. Considérant qu’il résulte de l’instruction que ces réunions ont eu pour objet principal de présenter des éléments de bilan du mandat de M. SARKOZY, d’appeler à la candidature de M. SARKOZY et de promouvoir celle-ci ; que, compte tenu des fonctions exercées alors par M. Guaino à la Présidence de la République et de la publicité donnée à ces réunions, elles n’ont pu avoir lieu sans l’assentiment du futur candidat ; que, par suite, la commission était fondée à procéder, en raison de leur caractère électoral, à la réintégration des sommes dont il s’agit ;

. En ce qui concerne le tirage exceptionnel du numéro spécial du « magazine de l’Union » :

7. Considérant que « Le magazine de l’Union » est un organe de presse destiné à l’information des adhérents de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) ; qu’au premier trimestre 2012, un numéro spécial de ce magazine, intitulé « 5 ans d’action au service des Français » et consacré au bilan du mandat du chef de l’État, a fait l’objet, outre le tirage habituel, d’une impression exceptionnelle de 500 000 exemplaires ; que le surcoût de cette impression a été réintégré au compte de campagne par la commission pour un montant de 71 957 euros ;

8. Considérant que le coût de réalisation d’une publication bénéficiant du régime des organes de presse ne doit pas, en principe, figurer au compte de campagne d’un candidat ; que les dépenses d’un parti politique, durant l’année précédant l’élection du Président de la République, ne doivent être intégrées dans le compte de campagne du candidat qu’il soutient que si elles ont pour objet même de promouvoir sa candidature en vue de cette élection ; que la parution exceptionnelle en cause du « magazine de l’Union » avait pour seul objet de mettre en valeur le bilan de M. SARKOZY à la Présidence de la République ; que cette parution doit, eu égard à son contenu et aux conditions de sa diffusion, être regardée comme ayant été réalisée en vue de l’élection présidentielle ; qu’ainsi la commission était en l’espèce fondée à procéder à la réintégration contestée ;

. En ce qui concerne les frais d’impression de tracts :

9. Considérant que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a ajouté au compte de campagne, pour un montant de 36 005 euros, les dépenses afférentes à quatre tracts diffusés par l’Union pour un mouvement populaire à partir de novembre 2011, dont elle a estimé le contenu manifestement électoral ; que si M. SARKOZY admet la réintégration au compte des dépenses engagées au titre du tract intitulé « ce que le PS pense de François Hollande », il soutient que les trois autres étaient relatifs à la campagne des élections législatives ; qu’il en va ainsi, eu égard à son contenu, du tract intitulé « le marchandage PS – Verts sur le nucléaire » ; qu’il y a lieu, dès lors, de fixer à 28 745 euros le montant des dépenses devant être réintégrées à ce titre ; que le requérant est fondé à demander que la décision de la commission soit réformée dans cette mesure ;

. En ce qui concerne les prestations des cabinets Giacometti-Péron et Publi-Opinion :

10. Considérant que l’Union pour un mouvement populaire a conclu avec les cabinets Giacometti-Péron et Publi-Opinion, pour la période allant du 15 février au 30 juin 2012, deux contrats d’un montant respectif de 142 623 euros et 95 067 euros ayant pour objet des prestations portant sur l’analyse de l’opinion et le conseil stratégique en vue de la préparation des élections présidentielle et législatives ; que le candidat a inscrit sur son compte de campagne une somme égale au tiers du montant du contrat conclu avec le cabinet Giacometti-Péron, soit 47 541 euros, et aux deux tiers du montant de celui conclu avec le cabinet Publi-Opinion, soit 63 378 euros, au motif que ces ratios correspondraient à la part des prestations consacrées à l’élection présidentielle, le reste étant destiné à la préparation des élections législatives ; que la commission a estimé que la totalité des dépenses afférentes à ces deux contrats devait être imputée à l’élection présidentielle ;

11. Considérant, d’une part, qu’eu égard aux éléments produits par le candidat et par le cabinet Publi-Opinion au cours de l’instruction devant le Conseil constitutionnel, les prestations de ce cabinet portent, comme le soutient le requérant, pour 11/19èmes sur la période antérieure à l’élection présidentielle et, pour 8/19èmes sur la période postérieure à cette date et relative aux élections législatives ; que, dès lors, il convient de retenir le montant de 63 378 euros inscrit par le candidat à son compte en ce qui concerne le contrat conclu avec le cabinet Publi-Opinion ;

12. Considérant, d’autre part, qu’aucun des éléments produits par le candidat ou par le cabinet Giacometti-Péron sur les soixante-trois réunions antérieures au second tour de l’élection présidentielle, tenues avec ce cabinet, n’établit qu’elles ont porté sur les élections législatives ; que, dès lors, les dépenses afférentes à ces réunions doivent être intégrées dans le compte du candidat ; qu’il ne peut en revanche en aller de même pour les dépenses afférentes aux sept réunions tenues postérieurement à cette date qui ne pouvaient qu’avoir trait aux élections législatives ; que ces dernières réunions correspondent à 10 % de l’ensemble des réunions ; qu’ainsi seules 90 % des dépenses du contrat avec le cabinet Giacometti-Péron, soit 128 360 euros, doivent être inscrits dans le compte ; que le candidat ayant seulement inscrit la somme de 47 541 euros, il convient d’ajouter la somme de 80 819 euros ;

. En ce qui concerne la réunion publique organisée à Villepinte :

13. Considérant que les dépenses engagées à l’occasion de la réunion publique organisée à Villepinte le 11 mars 2012 se sont élevées à un total de 3 042 355 euros ; que le candidat a inscrit à son compte de campagne une somme de 1 538 037 euros, correspondant à 50,4 % de ce montant, en invoquant la tenue, dans la matinée, d’un « conseil national extraordinaire » de l’Union pour un mouvement populaire consacré à la préparation des élections législatives ; que la commission a estimé qu’il convenait d’imputer au compte de campagne 80 % des dépenses relatives à l’organisation de cette manifestation et 95 % des dépenses de transport, soit un total de 2 601 902 euros ; qu’elle a, par suite, réintégré au compte de campagne une somme de 1 063 865 euros ;

On entend la droite caqueter « complot, chasse à l’homme etc… »mais personne de ces pitres ne pointe l’erreur alors je pose la question :o u et l’erreur? Ou le CC s’est il planté?

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